Le marketing d’influence impliquant des enfants séduit de plus en plus les annonceurs. Avant de lancer une campagne avec un kidfluenceur, voici les points essentiels à vérifier pour rester dans les clous et protéger l’enfant… et votre marque.
L’activité nécessite-t-elle une dérogation ?
Dès qu’un enfant apparaît dans un contenu de façon rémunérée, même en échange d’un simple produit offert, l’activité est assimilée à du travail. La simple mise à disposition d’un produit ou d’un service est également considérée comme une mission confiée par un annonceurs dès que ce produit ou service est montré sur les réseaux sociaux.
Une dérogation individuelle doit donc être demandée auprès du SPF Emploi.
La même règle est applicable si l’enfant apparaît dans un contenu à côté d’un de ses parents.
L’intérêt de l’enfant est-il garanti ?
L’activité ne doit évidemment pas porter atteinte au bien-être du mineur.
Cela signifie d’une part de vérifier qu’un certain volume de travail autorisé par la loi en fonction de l’âge n’est pas dépassé, mais également de s’assurer que la collaboration ne mette pas en danger l’intégrité physique, psychique ou morale du kidfluenceur.
Les revenus générés par l’enfant doivent être versés sur un compte d’épargne individualisé bloqué jusqu’au 16e anniversaire.
Obtenir tous les consentements nécessaires
Le contrat doit être conclu avec les parents, et doit évidemment régler tous les aspects de droits intellectuels (durée, supports, territoires…)
Concernant le droit à l’image, il est prudent de demander aussi le consentement du mineur de plus de 12 ans, en plus de celui de ses parents.
Le contenu est-il adapté à l’audience du kidfluenceur ?
Les publicités destinées aux enfants doivent évidemment porter sur des produits adaptés aux enfants (pas d’alcool, pas d’aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés).
Une publicité sera également plus facilement qualifiée de trompeuse face à un jeune public.
La publication commerciale est-elle suffisamment transparente ?
Un kidfluenceur reste un influenceur. Les contenus sponsorisés doivent être clairement identifiés. La marque peut donc s’assurer contractuellement que l’influenceur indique à ses followers qu’il s’agit de communications commerciales.
Our advice:
Veillez à respecter le cadre légal applicable à l’intervention de jeunes influenceurs afin de ne pas créer de bad buzz !
Si vos concurrents ne s’y plient pas, il s’agit de pratiques commerciales déloyales. Une action en cessation est donc envisageable.
