La collecte massive de données (clients, employés, comportements,…) est sans doute une ressource stratégique pour votre entreprise mais qui l’expose aussi à des risques réglementaires redoutables.
Comment concilier cette exploitation massive de données avec le RGPD ? La réponse n’est pas évidente, et les amendes ne pardonnent pas.
Exploiter ou protéger ?
Le RGPD n’impose pas de limite précise au volume de données collectées. Pourtant, entre une exploitation intensive des informations personnelles et une conformité stricte aux règles, il existe un véritable fossé. Les organisations qui manipulent de grandes quantités de données se heurtent toutes à la même interrogation : à partir de quand bascule-t-on dans l’illégalité ? La réponse n’est ni simple ni uniforme, car la limite dépend du secteur, du modèle économique et du contexte propre à chaque entreprise.
Du consentement à l’intérêt légitime
Analyser le comportement de millions de clients à des fins marketing n’est pas illégal en soi, mais juridiquement complexe. Le consentement, même explicite, doit être spécifique à chaque finalité et catégorie de données, ce qui le rend peu praticable à grande échelle.
L’intérêt légitime peut constituer une alternative, à condition d’être strictement mis en balance avec les droits et intérêts des personnes concernées (vie privée, opposition, absence de profilage excessif). Cette mise en balance est une obligation du RGPD et doit être formalisée dans une note d’accountability. Sans ce document, le traitement sera jugé non conforme par l’APD, avec un risque élevé de sanction.
Cette note d’accountability est donc centrale : elle identifie l’intérêt poursuivi, analyse les alternatives moins intrusives, évalue l’impact sur les droits des clients et décrit les garanties mises en place.
Anonymisation : la vraie solution ?
Certaines entreprises croient qu’anonymiser les données suffit à les mettre hors du périmètre réglementaire. L’APD le rappelle régulièrement : il est souvent possible de réidentifier une personne en croisant des données apparemment anonymisées. Cela crée un dilemme : plus vous anonymisez, moins vos analyses statistiques seront pertinentes. D’où l’importance de déterminer, en amont et lucidement, quelles données sont vraiment indispensables.
Notre conseil :
Ne devinez pas. La conformité RGPD n’est pas une question administrative qu’on règle avec une grille de lecture générique. C’est une question stratégique et juridique qui dépend de votre modèle, de vos données et de votre secteur.
Quelle que soit votre situation : il est temps d’avoir une vraie réponse.
Contactez-nous pour un audit de conformité RGPD et identifier les vrais risques.
